Présentation de l'ouvrage

EXPOST 63

Ex Post n° 63 | Comment contribuer au renforcement des droits de l’homme ?

  • À l’occasion de la célébration du 60è anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, la France a mis en place un outil d’appui spécifique destiné aux ONG françaises actives dans le secteur des droits de l’homme, reconnaissant ainsi leur rôle dans la promotion de la gouvernance démocratique : l’AIDH, doté d’un budget global de 8 millions d’euros sur trois ans (2008-2010). L’AIDH, tout en respectant le droit d’initiative et l’indépendance des ONG, ciblait un certain nombre de thèmes 3 avec la volonté, soit de renforcer les capacités de partenaires du Sud, soit d’appuyer l’éducation à la citoyenneté en France et à l’étranger. Un accent particulier était porté sur le renforcement des sociétés civiles du Sud intervenant dans le domaine de la démocratie et des droits de l’homme, comme facteur d’intégration de ces acteurs dans le processus de gouvernance. Gérés jusqu’à la fin 2008 par la MAAIONG (ministère des Affaires étrangères, MAE), les dossiers de l’AIDH, tout comme l’ensemble des dossiers d’appui aux initiatives ONG, ont été transférés à l’AFD en janvier 2009, dans le cadre de la RGPP. L’AFD devient alors responsable du financement de ces initiatives et cofinance depuis, entre autres, des projets relevant de la thématique droits de l’homme. Susceptible désormais de bénéficier d’un certain recul, l’AFD, accompagnée par le F3E, a souhaité qu’une étude transversale des actions des ONG françaises en faveur des droits de l’homme, appuyées par les pouvoirs publics français entre 2008 et 2012, soit réalisée. Cette étude répond également à l’engagement pris dans l’AIDH de conduire une évaluation ; un autre de ses objectifs est de renforcer les connaissances de l’AFD et du MAEDI sur les acteurs intervenant dans le domaine des droits de l’homme et sur leurs projets, afin d’en tirer des enseignements, pour améliorer la relation avec ces ONG et l’efficacité globale de leurs actions. Enfin, l’étude vise à permettre à l’AFD et au MAEDI de remplir leurs obligations en matière de redevabilité quant à l’utilisation de fonds publics vis-à-vis des bénéficiaires, des partenaires, des ministères de tutelle et de l’opinion publique.
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À l’occasion de la célébration du 60è anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, la France a mis en place un outil d’appui spécifique destiné aux ONG françaises actives dans le secteur des droits de l’homme, reconnaissant ainsi leur rôle dans la promotion de la gouvernance démocratique : l’AIDH, doté d’un budget global de 8 millions d’euros sur trois ans (2008-2010). L’AIDH, tout en respectant le droit d’initiative et l’indépendance des ONG, ciblait un certain nombre de thèmes 3 avec la volonté, soit de renforcer les capacités de partenaires du Sud, soit d’appuyer l’éducation à la citoyenneté en France et à l’étranger. Un accent particulier était porté sur le renforcement des sociétés civiles du Sud intervenant dans le domaine de la démocratie et des droits de l’homme, comme facteur d’intégration de ces acteurs dans le processus de gouvernance. Gérés jusqu’à la fin 2008 par la MAAIONG (ministère des Affaires étrangères, MAE), les dossiers de l’AIDH, tout comme l’ensemble des dossiers d’appui aux initiatives ONG, ont été transférés à l’AFD en janvier 2009, dans le cadre de la RGPP. L’AFD devient alors responsable du financement de ces initiatives et cofinance depuis, entre autres, des projets relevant de la thématique droits de l’homme. Susceptible désormais de bénéficier d’un certain recul, l’AFD, accompagnée par le F3E, a souhaité qu’une étude transversale des actions des ONG françaises en faveur des droits de l’homme, appuyées par les pouvoirs publics français entre 2008 et 2012, soit réalisée. Cette étude répond également à l’engagement pris dans l’AIDH de conduire une évaluation ; un autre de ses objectifs est de renforcer les connaissances de l’AFD et du MAEDI sur les acteurs intervenant dans le domaine des droits de l’homme et sur leurs projets, afin d’en tirer des enseignements, pour améliorer la relation avec ces ONG et l’efficacité globale de leurs actions. Enfin, l’étude vise à permettre à l’AFD et au MAEDI de remplir leurs obligations en matière de redevabilité quant à l’utilisation de fonds publics vis-à-vis des bénéficiaires, des partenaires, des ministères de tutelle et de l’opinion publique.

Titre : Ex Post n° 63 | Comment contribuer au renforcement des droits de l’homme ?

Collection : Ex Post - Evaluation & capitalisation

N° : 63


Année : 2016

Langue : FR

Auteur(s) : Corinne MATRAS, Hédia HADJAJ CASTRO, Sara GUILLET, Michel LEROY

Thème(s) : Institutions / Gouvernance / Politiques publiques, Evaluation, ONG

Géographie(s) : Multi-pays